Vermifuge

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C’est triste de penser que le record de clics sur Le Tenia  soit en passe d’être pulvérisé…  post-mortem. Jean-Luc Lecourt aka Jean-Luc le Tenia s’est suicidé dans son appartement le 3 mai 2011 dans sa ville du Mans. Certes quand il s’agit de Rock’n’Roll le suicide est toujours plus classe mais il n’en reste pas moins que ça en fout un coup à ceux qui restent. Personnellement,  c’est via un laconique et respectueux « RIP Le TEnia » posté sur facebook que j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce garçon.

A part un titre de chanson des Wampas  vaguement écouté jadis, je n’avais jusqu’alors jamais poussé la curiosité  de savoir qui se cachait derrière ce sympathique patronyme.
[myspace]http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=10169059[/myspace]
De liens en liens, on découvre un personnage atypique et … attachant. Le genre de mec décalé mais indispensable. L’égérie des loosers, le porte voix des dépressifs, l’ambassadeur des désillusionnés. Un de ces génies qui se sert de mots simples pour raconter des choses complexes.  Le gars qui décomplexe nos hontes et nos angoisses enfouies.

Photo : http://www.flickr.com/photos/jeanlucletenia/5019736933/in/photostream

Loin de moi la prétention de parler plus longuement d’un type que je découvre à peine. Le ténia, anonyme du rock français,  avait pour privilège non négligeable de compter sur un public de qualité. Lire et écouter le témoignage de ceux-ci, est tout simplement euphorisant de par l’humour et le décalage dont ils font preuve. N’est-ce pas finalement ça la consécration ?

Voici juste un petit florilège de ce que j’ai trouvé de chouette à son sujet sur le net.

A commencer par un documentaire de 13 min fait avec des bouts de ficelles où Jean-Luc aborde le thème du suicide… des paroles qui ont, depuis ce 03 mai 2011, une autre résonnance.

[google-video]http://video.google.com/videoplay?docid=-8552421007003811410[/google-video]

Cette vidéo postée sur son espace you tube quelques semaines avant qu’il ne mette fin à ses jours.

Un article posté par Benjamin Berton et rudement bien écrit :

http://musique.fluctuat.net/blog/48888-jean-luc-le-tenia-est-mort-c-est-moche-.html

Sa page Youtube où l’on peut écouté quelques titres parmi les 2000 morceaux revendiqués.

http://www.youtube.com/user/jlletenia#p/u

Pour les feignants, voici une sélection faite par un de ses fans.

http://www.comicsansms.com/jean-luc-le-tenia-sest-suicide-lol-le-3-mai-2011

Enfin son site officiel avec entre autre, son journal intime

http://teniadiary.free.fr/?cat=10

photo : http://www.flickr.com/photos/jeanlucletenia/5003975214/in/photostream

2 Comments

  1. maxxxo

    17 mai 2011 à 20 h 50 min

    sache que je trouve ton spammage systematique de tout post relatif au décès du Tenia complétement déplacé.

  2. Raphaël Zacharie de IZARRA

    14 mai 2011 à 9 h 46 min

    MORT DE JEAN-LUC LE TÉNIA DE SON VRAI NOM JEAN-LUC LECOURT

    Lorsque claquera la Porte, s’ouvrira le grand show cosmique.

    Effrayant, inouï ou intime et serein selon l’imagination, les craintes ou les espérances de chacun, le passage ne sera finalement qu’une formalité.

    Au-delà de la pourriture, la Lumière.

    L’atroce, l’immonde, l’épouvantable pourriture est l’ultime illusion à chasser, le dernier piège à éviter, la suprême insignifiance à mépriser. Une fois le cadavre sous la stèle, le spectacle doit continuer. Après les horizons bornés du temps, l’Éternité. Qui n’est rien d’autre que l’affranchissement de la conscience d’un cadre physique, matériel, la libération de l’esprit des limites d’une durée linéaire.

    La mort est une aventure à vivre, une expérience unique à ne manquer sous aucun prétexte. La mort, voyez-vous c’est aussi l’humour.

    Nos restes que dévore le ver et que corrompt la fange ne sont qu’inoffensives grimaces de la matière. Et le marbre recouvrant nos os, qu’un masque grotesque. Rien que des drôleries puantes. Pas de quoi élever des autels, et nul besoin non plus de les conserver dans des bocaux ou de les embaumer. Chaque destinée est un trésor autrement plus intéressant que ces puériles poteries funéraires.

    Un homme qui meurt laisse tout derrière lui, c’est une banalité de le dire. Pourtant, la plupart des gens follement attachés à ce qui est périssable s’acharnent à accumuler passionnément des biens temporels. Peut-être à travers ces possessions ont-ils l’impression de prolonger, densifier leur existence… Châteaux et or, qui ne sont qu’assemblages d’atomes voués à de perpétuelles transformations et recyclages -même si c’est à l’échelle géologique-, châteaux et or disais-je contempleront du haut de leur immuable indifférence leurs maîtres lorsque ces derniers seront étendus au fond de leur cercueil. Envers ceux qui leur auront manifesté de chaleureuses affections, les objets se montreront bien ingrats à l’heure du grand départ…

    Aussi, préférons un sage et relatif détachement à l’égard de la matière. S’enchaîner à ce fardeau de poussière, c’est s’embarquer pour le grand Ailleurs avec d’amers mirages. Le dépouillement matériel libère l’esprit, allège le coeur.

    L’existence terrestre est l’apprentissage grandeur nature de l’Homme et sa dépouille en route pour le cimetière, le point limite entre deux extrêmes. Derrière, la misère. Devant, l’infini.

    Nul ne connaît la mort, personne n’a jamais côtoyé le Mystère, aucun vivant ne peut dire un mot de ce qui se passe dans la tombe mais tous ont l’intuition d’un endroit sans limite. Même les plus sots, les plus noirs, les plus incrédules, les plus obtus, les plus lourds des esprits ont cette intuition.

    La tombe n’étant que le promontoire de l’infini, répétons-le, le grand show doit continuer…

    Raphaël Zacharie de IZARRA

    PS :

    Le suicide est un acte grave qui engage toujours l’intéressé, à ses risques et périls… Jean-Luc, quelle que soit la raison de ton geste, je ne l’approuve pas.

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