Eternel Pretender

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Une voix à faire palir les fans du Boss, des textes superbes, une gueule de crooner Californien … et pourtant un parfait inconnu pour nombre de personnes en France. Jackson Browne a décidé de sortir de l’ombre en rechantant en live ses vieux succès captés dans un album nommé « solo acoustic Volume N°2 » faisant suite au volume N°1 de 2005. Le pédigrée du sieur n’en est pas moins imposant entre le « these days » pour Nico et « take it easy » pour les Eagles.
Sa carrière commence au début des années 60 où le jeune Jackson agé de 16 ans compose ses premières chansons dont le fameux « these Days » qu’il interprète aussi dans des endroits fréquentés par Tim Buckley ou le Nitty Gritty Dirt Band entre autres. Quelques années plus tard il intégrera ce dernier groupe ( Nico en faisait partie) pour enregistrer « Shadow dream song » ou « these days ». Il devient le musicien accompagnateur de Buckley et Nico au club d’Andy Warhol , le DOM en 67-68.
J’ai fini par retrouver une version de 71 de « these days » à comparer avec la version 2003:

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En 67 il enregistre en studio des démos de plusieurs de ces chansons afin qu’elles soient proposées à d’autre artistes; depuis ces « nina demo » sont devenus mythiques.
Fini la côte Est et retour en Californie où en 69 il performe à coté de Linda Ronstadt et grace à la secretaire de David Geffen, qui récupère ses démos dans la poubelle et les écoute, devient l’ami de Geffen et son premier artiste sur le fringant label asylum records.
En 72 sort « Jackson Browne » avec les hits « doctor my eyes » et « rock me on the water » que Jackson joue en première partie de Joni Mitchell. « take it easy » est co-écrit avec un membre d’Eagles et se classe bien.

au final sa sonorité très américaine des années 80 fait énormément penser à Van Morrisson…

Puis vient le deuxième album « for everyman » et en 74 il sort son troisième album « late for the sky »(gros succès) et rencontre sa femme. Réputé perfectionniste, l’album est néanmoins bouclé en 6 semaines et la pochette détone avec une peinture inspiré par Magritte et son « empire of light ».
Les tournées se succèdent et sa femme ,3 ans après la naissance d’Ethan, se suicide. Coup dur et sorti de l’album « the pretender » influencé par le drame.
Ici une vidéo de 1974 très typé :

Jackson Browne se politise progressivement et devient aussi écolo avec son mouvement MUSE.
Les albums pleuvent n’atteindront jamais ces annés passées et si vous voulez plus de détails sur le reste de sa carrière allez voir le site de ce fan.

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Sort maintenant le deuxième volume « solo acoustic  » qui est un monument de live d’où transpire sa culture musicale et son envie de communiquer avec le public(a voir le nombre d’intros parlées des chansons). « Somebody’s baby » est énorme dessus mais au final on préféra le volume 1.

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Elevé à la sauce Folk, faisant ses armes avec le père Buckley, au final sa sonorité très américaine des années 80 fait énormément penser à Van Morrisson et son relatif anonymat français ne saurait durer avec ses 2 volumes acoustiques magnifiques qui mettent nettement en avant ses talents de musiciens et de songwriter…

Le pépère a des sacrés pôtes !!!

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